8 juin 2011

Une majorité de Français se prononce pour davantage de compétences, mais aussi de moyens, pour les Régions, selon un sondage Viavoice réalisé pour l’Association des régions de France (ARF) et publié mercredi.
Neuf personnes interrogées sur dix (90%) estiment ainsi que les conseils régionaux devraient « disposer de compétences nouvelles en matière » de transport, 88% en matière d’emploi, 86% dans le domaine du logement, 82% dans l’enseignement, autant que dans la santé, et 76% dans la recherche.
En matière de lutte contre le chômage notamment, 73% des Français ont le sentiment que si « les conseil régionaux s’occupaient plus d’apprentissage, de formation et d’emploi », cela serait « plus efficace pour lutter contre le chômage, notamment des jeunes ».
En même temps, six Français sur dix (60%) considèrent que les conseils régionaux « ne disposent pas de budgets suffisants pour accomplir leurs missions », 29% jugeant ces budgets suffisants, et 11% ne se prononçant pas.
Dans chacun de ses domaines de compétence, la Région est jugée « utile » par une majorité des Français: les lycées (70%), les TER (67%), la formation professionnelle (66%), l’aide aux PME (53%). La recherche (49%) est moins bien identifiée.
Par ailleurs, 43% des Français sont favorables à un système beaucoup plus décentralisé que le système actuel, voire fédéral, contre 42% qui n’y sont pas favorables, « ce qui peut paraître important étant donnée la tradition jacobine et centralisatrice de la France », souligne Viavoice. Les jeunes générations sont les plus largement favorables à une telle évolution: 57% des 18-24 ans, et 50% des 25-34 ans.
Globalement, 50% des personnes interrogées se déclarent favorables à la décentralisation, contre 40% qui sont opposées. Là aussi, les jeunes générations sont les plus favorables à la décentralisation, avec un important écart entre les moins de 35 ans et les autres: 66% des 18-24 ans et 64% des 25-34 ans y sont favorables, contre 44% des 35-49 ans et 46% des plus de 50 ans.
Enquête réalisée par téléphone du 21 au 29 avril auprès de 1.003 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, élaboré selon la méthode des quotas.